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Incendies de batteries dans les voitures électriques : mythe ou réalité ?

Des images médiatiques aux statistiques solides : pourquoi les voitures électriques figurent parmi les véhicules les plus sûrs sur la route.

par Francis Logghe | 16 février 2026

Vous avez sans doute déjà vu ces images : une voiture électrique en flammes, partagée sur les réseaux sociaux avec une musique dramatique et des commentaires alarmistes. Résultat ? La perception que les voitures électriques seraient dangereuses et prendraient feu plus souvent que les véhicules à essence ou diesel. Mais que disent réellement les chiffres ? Et comment les voitures électriques se comparent-elles aux véhicules à moteur thermique en matière de sécurité incendie ? Avec elektrischeauto.be, nous faisons le point de manière claire et factuelle.

Incendies de batteries dans les voitures électriques : mythe ou réalité ?
Incendies de batteries dans les voitures électriques : mythe ou réalité ?
Incendies de batteries dans les voitures électriques : mythe ou réalité ?

D’où vient cette peur ?

Les incendies de véhicules ne sont pas nouveaux. Dans des pays comme les États-Unis, un incendie de véhicule se déclare en moyenne toutes les cinq minutes. La grande majorité concerne des voitures à essence ou diesel. Pourtant, cela fait rarement la une de l’actualité.

En revanche, lorsqu’une voiture électrique brûle, l’événement bénéficie d’une large couverture médiatique. La technologie est relativement récente, le public n’y est pas encore totalement habitué, et l’inconnu suscite naturellement de l’inquiétude. De plus, un véhicule électrique brûle différemment d’une voiture classique, ce qui rend les images plus spectaculaires.

Lors de certains incidents récents, comme un incendie dans un parking d’aéroport au Royaume-Uni, il a d’abord été spéculé que des véhicules électriques en étaient la cause. Il s’est ensuite avéré qu’il s’agissait de voitures à essence ou diesel. Pourtant, la perception négative est restée. Mais la perception n’est pas une statistique.

Que disent réellement les chiffres ?

Les études internationales montrent de manière constante que les véhicules électriques prennent feu nettement moins souvent que les véhicules à moteur thermique.

Les analyses indiquent qu’environ 1 530 incendies sont enregistrés pour 100 000 voitures à essence, contre seulement 25 pour 100 000 voitures électriques. Cela signifie que les véhicules classiques sont plus de soixante fois plus souvent impliqués dans des incendies.

Selon les données d’EV FireSafe, le risque réel d’incendie est d’environ 0,1 % pour les voitures à essence et diesel, contre environ 0,0012 % pour les véhicules électriques. Autrement dit, la probabilité qu’un véhicule électrique prenne feu est plus de quatre-vingts fois plus faible.

Les chiffres scandinaves confirment également cette tendance. En Suède, où une part importante du parc automobile est électrique, les véhicules à moteur thermique ont vingt fois plus de risques de prendre feu que les VE. La Norvège, leader mondial de l’électrification, rapporte près de cinq fois plus d’incendies pour les voitures à essence et diesel que pour les véhicules électriques, malgré la forte proportion de VE sur les routes.

Même les données de Tesla montrent un écart frappant : entre 2012 et 2021, on a recensé en moyenne un incendie Tesla tous les 210 millions de miles parcourus, contre un incendie tous les 18 millions de miles pour les véhicules à moteur thermique.

La conclusion de toutes ces sources indépendantes est remarquablement cohérente : les voitures électriques brûlent beaucoup moins souvent.

Pourquoi les voitures à essence brûlent-elles plus souvent ?

La réponse est en réalité logique. Un incendie nécessite trois éléments : un combustible, de l’oxygène et une source d’ignition. Dans une voiture à essence ou diesel, un liquide inflammable est présent en permanence. Le carburant est stocké sous pression et circule dans des conduites au sein d’un compartiment moteur chaud. En cas de fuite ou de défaillance technique, le carburant peut entrer en contact avec des pièces chaudes ou des étincelles, provoquant un incendie.

Une voiture électrique, en revanche, ne transporte pas de carburant liquide inflammable. L’énergie est stockée dans des cellules de batterie logées dans un boîtier renforcé et fermé, sous le plancher du véhicule. Ces batteries sont équipées de systèmes avancés de gestion thermique qui surveillent et régulent en permanence la température. Des circuits de protection préviennent les courts-circuits et coupent automatiquement le système en cas d’impact.

Cela ne signifie pas qu’un VE ne peut jamais brûler, mais le risque d’incendie spontané est statistiquement bien plus faible que pour un véhicule transportant des litres de liquide inflammable.

Que se passe-t-il si une voiture électrique prend feu ?

Lorsqu’un incendie survient dans un VE, il s’agit généralement d’un phénomène appelé « emballement thermique » (thermal runaway), une réaction en chaîne thermique à l’intérieur d’une cellule de batterie. Ces situations sont rares, mais elles nécessitent effectivement une approche spécifique des services de secours.

Les pompiers utilisent principalement de l’eau pour refroidir la batterie sur une longue durée. Dans certains cas, le véhicule est placé dans un conteneur d’eau spécial afin d’éviter toute reprise du feu. Cela peut sembler spectaculaire, mais les incendies de voitures à essence nécessitent également souvent de grandes quantités d’agents extincteurs. La différence est que les incendies de VE attirent davantage l’attention en raison de leur nouveauté.

Il est important de souligner que la plupart des incendies de véhicules, quel que soit le type de motorisation, se produisent en circulation. Seul un faible pourcentage survient lorsque le véhicule est stationné dans un garage.

Des normes de sécurité strictes et des crash-tests rigoureux

Les véhicules électriques sont soumis à des tests de sécurité et de collision approfondis. Des organismes tels que Euro NCAP testent également les modèles électriques lors de collisions frontales et latérales sévères. Les incendies de batteries y apparaissent extrêmement rares.

Les packs batteries sont conçus avec des structures renforcées qui absorbent les chocs, isolent les modules individuels et coupent automatiquement l’alimentation électrique en cas d’accident. Les normes européennes de recharge imposent en outre des exigences strictes aux installations et aux systèmes de protection afin de minimiser les risques lors de la recharge. Autrement dit, la sécurité n’est pas un détail, mais un élément fondamental de la conception.

Innovation en Chine : des voitures électriques encore plus sûres

L’évolution technologique ne s’arrête pas. En Chine, aujourd’hui premier marché mondial de la mobilité électrique, d’importants investissements sont réalisés dans la sécurité des batteries. Le fabricant chinois de batteries Svolt a récemment développé la batterie Dragon Armor 3.0, un concept visant à réduire drastiquement le risque de propagation d’un incendie de batterie. Le principe repose sur une approche innovante : le feu et l’électricité sont physiquement séparés. Dans le cas exceptionnel d’un défaut interne, la chaleur et les flammes sont dirigées de manière contrôlée vers le dessous du véhicule, loin de l’habitacle et des occupants. Cette conception permet d’éviter qu’un problème localisé au niveau d’une cellule ne se propage de manière incontrôlée.

Cette nouvelle génération de batteries intègre en outre une chimie semi-solide améliorée. Grâce à cette composition optimisée, la température à laquelle débute l’auto-échauffement est sensiblement plus élevée et le point de départ de l’emballement thermique est retardé. Concrètement, cela signifie que la batterie demeure plus stable en cas de fortes sollicitations ou de dommages. Selon le fabricant, le risque d’un emballement thermique grave diminuerait d’environ 25 % par rapport aux générations précédentes.

Cet accent mis sur la sécurité ne concerne pas un seul acteur. D’autres entreprises chinoises investissent également massivement dans des technologies de batteries intrinsèquement plus sûres, notamment la chimie lithium-fer-phosphate (LFP), naturellement plus stable sur le plan thermique que certaines batteries lithium-ion riches en nickel. Parallèlement, des systèmes de gestion de batterie sophistiqués surveillent en permanence la température, la tension et le comportement des cellules. En cas d’anomalie, le système peut intervenir automatiquement en réduisant la puissance ou en coupant totalement la batterie, avant qu’une situation dangereuse ne se développe.

Sur le plan réglementaire, la Chine va même plus loin. Les autorités ont introduit des normes de sécurité renforcées obligeant les fabricants à concevoir des packs batteries qui ne doivent pas s’enflammer ni exploser lors d’accidents graves. Ces exigences incluent des tests approfondis de résistance aux chocs, de stabilité thermique et de sécurité face aux courts-circuits. En combinant innovation technologique et réglementation stricte, un cadre de sécurité en constante amélioration est mis en place.

Les avancées se succèdent à un rythme soutenu. Le risque d’incendie, déjà statistiquement faible pour les véhicules électriques, devrait ainsi continuer à diminuer à l’avenir. La Chine s’affirme non seulement comme un leader de l’électrification, mais aussi comme un acteur majeur de la sécurité des batteries.

Il est temps d’abandonner le mythe

Tous les chiffres pointent dans la même direction : les voitures à essence et diesel présentent un risque d’incendie nettement plus élevé que les voitures électriques. Pourtant, la perception publique suggère souvent le contraire.

Cet écart entre ressenti et réalité s’explique principalement par l’attention médiatique et la méconnaissance. Mais lorsque le débat s’appuie sur des faits plutôt que sur la peur, la conclusion est claire : les véhicules électriques ne sont pas plus dangereux — ils sont statistiquement plus sûrs.

Pour les conducteurs belges, cela signifie que rouler électrique n’est pas seulement un choix durable, mais aussi un choix sûr. L’avenir de la mobilité est électrique, et en matière de sécurité incendie, cet avenir est plus solide que jamais.

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