Un design remarquable et exclusif
Une expérience de conduite silencieuse et raffinée
Une routière axée sur le confort, avec une ambiance premium
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ESSAI DE VOITURE
Un design remarquable et exclusif
Une expérience de conduite silencieuse et raffinée
Une routière axée sur le confort, avec une ambiance premium
Banquette arrière étroite
Infodivertissement parfois complexe à utiliser
Autonomie pas de référence dans le segment
DS N°4 E-Tense, un design français avec une opinion bien affirmée. DS est à son meilleur lorsqu’il suit sa propre voie. Non pas en cherchant à être le bon élève modèle, mais plutôt le rebelle élégant qui, sourcil levé, se demande pourquoi les voitures devraient toutes se ressembler. Avec la DS N°4 E-Tense, la marque tente précisément cela : proposer une compacte premium qui ne s’appuie pas sur la rigueur allemande, mais sur le flair français, des ambitions de confort et une touche d’originalité assumée.
Un design remarquable et exclusif
Une expérience de conduite silencieuse et raffinée
Une routière axée sur le confort, avec une ambiance premium
Banquette arrière étroite
Infodivertissement parfois complexe à utiliser
Autonomie pas de référence dans le segment
Après le lancement de la plus grande N°8, DS a également revu son modèle du segment C avec une nouvelle face avant, une nouvelle identité et, pour la première fois, une motorisation entièrement électrique. La marque cherche à se repositionner et la DS N°4 hatchback est le modèle avec lequel le constructeur premium français espère se développer en Europe. Le modèle vise clairement les concurrentes du segment C de BMW, Mercedes-Benz et Audi. Cette compacte au look chic dispose-t-elle, après cette mise à jour, des atouts nécessaires pour donner du fil à retordre à ses rivales ? Nous l’avons vérifié pour vous.
Alors que de nombreux VE semblent aujourd’hui dessinés par des comités soucieux de ne froisser personne, DS fait le choix inverse : la N°4 veut être vue. Le changement le plus marquant se situe à l’avant. DS dote la N°4 d’une signature lumineuse en forme de V, clairement inspirée de la N°8, avec des feux de jour verticaux acérés et un bandeau lumineuxsoulignant la largeur de la voiture. Le logo DS éclairé dans la calandre est un détail qui pourrait vite tomber dans le kitsch chez d’autres marques, mais qui reste ici étonnamment élégant.
De profil, elle conserve sa silhouette de compacte aux épaules musclées, avec poignées affleurantes escamotables et, selon la version, quelques touches de finition brillantes. À l’arrière, les motifs diamant typiques de DS dans les feux restent la signature visuelle : nul besoin d’être expert pour comprendre qu’il ne s’agit ni d’une Astra ni d’une 308 ordinaire.
Les jantes ? DS aime jouer avec les proportions : de 19 à 20 pouces sont possibles. Le rendu est superbe, mais cela a un impact sur le confort.
À l’intérieur, DS excelle dans ce qu’elle fait le mieux : créer une atmosphère. L’habitacle n’est pas simplement bien fini, il est volontairement stylisé. Le langage « diamant » de DS est omniprésent : boutons, lignes, surpiqûres, jusqu’à la conception des aérateurs et des commandes. Ce n’est pas un smartphone sur roues, mais un salon dans lequel se trouve, par hasard, un volant.
Selon la finition, l’ambiance varie. Nous avons pris le volant de la version ETOILE ALCANTARA, livrée de série avec de l’Alcantara, du cuir Nappa en option, et représentant généralement l’expérience DS la plus aboutie.
Les autres versions incluent la PALLAS, plus classique, avec tissu et équipement de base solide ; la PERFORMANCE Line, plus sportive, avec coques de rétroviseurs couleur or ; et la série limitée JULES VERNE, dotée de l’accès mains libres, du système DS Iris, de badges et seuils de porte Jules Verne, ainsi que de cabochons de roues dorés spécifiques.
Les sièges sont confortables, bien dessinés et chauffants. Le volant l’est également. Seul bémol : nombre de ces fonctions passent par l’écran central, ce qui n’est pas toujours le chemin le plus direct vers la détente.
Avec ses environ 4,40 mètres de long, la N°4 affiche des dimensions correctes, mais l’habitacle paraît moins spacieux qu’espéré. À l’avant, tout va bien. Le coffre est conforme au segment : environ 360 à 430 litres selon la motorisation.
À l’arrière, en revanche, les compromis se font sentir. La ligne de toit plongeante et le design resserré réduisent la garde au toit. Les adultes de grande taille négocient vite avec le pavillon ou les dossiers avant. C’est plutôt une voiture pour « deux adultes et, occasionnellement, un passager à l’arrière » qu’une compacte familiale.
Côté pratique électrique, pas de bonus particulier : pas de frunk ni de compartiment astucieux pour les câbles.
DS soigne l’ambiance, mais l’ergonomie reste parfois… très française. Le combiné numérique est nouveau (plus grand, plus net, avec des graphismes pseudo-3D) et l’écran central est moderne. Mais l’utilisation peut frustrer.
Plusieurs points sensibles : la climatisation et les sièges chauffants sont enfouis dans les menus. Pour de simples réglages, on a parfois l’impression de devoir se perdre dans l’interface. De plus, le système n’est pas toujours très réactif. Quant à l’intégration de ChatGPT via « OK Iris », l’idée est séduisante, mais l’exécution reste gadget : réponses inégales, erreurs, ton parfois trop robotisé.
Bonne nouvelle toutefois : Apple CarPlay et Android Auto sont généralement de série — et c’est honnêtement ce que l’on utilisera le plus souvent.
La N°4 E-TENSE adopte une chaîne de traction que l’on retrouve sur des modèles supérieurs du groupe Stellantis : 213 ch (157 kW) et 343 Nm. Le 0 à 100 km/h est abattu en 7,7 secondes, pour une vitesse maximale de 160 km/h.
Au quotidien, c’est agréable : reprises suffisantes, insertions fluides, dépassements sans stress. Ce n’est pas une sportivité tranchante, mais plutôt ce sentiment rassurant de « toujours prêt quand vous l’êtes ».
Les modes de conduite modulent efficacement la réponse de l’accélérateur. La régénération au freinage est bien dosée. L’ensemble est mature — indispensable compte tenu du positionnement et du prix.
La DS N°4 peut montrer deux visages. Avec de grandes jantes et sur revêtements dégradés, la suspension peut paraître plus ferme qu’attendu pour une DS. Le châssis est sain et prévisible, mais pas toujours aussi moelleux que le fameux « tapis volant » à la française. La suspension Active Scan (lecture de la route avec amortisseurs adaptatifs) peut faire la différence sur mauvais revêtements et pavés : la voiture devient plus douce, plus sereine, presque « grand tourisme ».
La direction est légère et peu démonstrative. Ce n’est pas un défaut, cela correspond à son caractère détendu. Les amateurs de conduite sportive trouveront plus de plaisir ailleurs.
Mention spéciale pour l’insonorisation : la voiture est remarquablement silencieuse, surtout avec les vitres latérales acoustiques en option.
En résumé : la N°4 E-TENSE est avant tout une routière confortable, mais pas une berline ultra-souple. Le choix des jantes et de la finition est donc crucial.
DS annonce 450 km WLTP. En conditions réelles, on est en dessous, selon le rythme, la température et surtout l’usage autoroutier.
Comptez environ 16 à 17 kWh/100 km en conduite mixte et une autonomie réelle de 300 à 370 km. C’est correct pour un usage quotidien, sans être une référence en efficience.
La N°4 E-TENSE accepte une recharge rapide DC jusqu’à 120 kW. En conditions idéales, cela représente environ 20 à 80 % en 30 à 37 minutes. La recharge AC se fait à 11 kW. Rien de révolutionnaire face aux systèmes 800V les plus récents, mais largement suffisant pour la majorité des utilisateurs.
En Belgique, la version PALLAS débute à 46 710 €, avec déjà un équipement généreux (régulateur adaptatif, caméra, climatisation bi-zone, LED, jantes 19”, connectivité sans fil). Les versions PERFORMANCE Line et JULES VERNEcommencent à 47 910 €, tandis que la ETOILE ALCANTARA démarre à 50 710 €.
La N°4 se situe donc dans une zone délicate : chère pour sa taille, parfois plus coûteuse que certaines concurrentes premium offrant plus d’espace, de batterie ou de vitesse de recharge.
Mais c’est précisément le propos. On n’achète pas une DS pour optimiser le « kilomètre par euro », mais pour rouler dans quelque chose de différent, au style affirmé et à l’intérieur capable de donner le sourire chaque matin.
La DS N°4 E-TENSE est l’une des compactes électriques les plus singulières du moment : mature, raffinée, silencieuse, performante et, dans la bonne configuration, étonnamment confortable sur long trajet. Son habitacle est l’un de ses plus grands atouts : élégant, luxueux, résolument DS.
Elle demande cependant un peu de compréhension : banquette arrière étroite, infodivertissement perfectible, et une offre qui perd de son attrait si l’on compare strictement autonomie, recharge ou espace.
Voyez donc la N°4 E-TENSE comme un choix de cœur : une compacte premium électrique pour conducteurs qui préfèrent le caractère au consensus. Et si vous appartenez à cette catégorie, DS a signé ici une proposition imparfaite, certes, mais clairement mémorable.