Mercedes-Benz GLC électrique : plus de 700 kilomètres d’autonomie
La Mercedes-Benz GLC avec EQ Technology est jusqu’à présent son véhicule électrique le plus important.
La marque avait initialement beaucoup misé sur les VE, mais les modèles EQ en forme d’œuf ont reçu un accueil mitigé. Après avoir tiré les leçons de cette expérience, la prochaine génération de VE de Mercedes doit offrir un meilleur logiciel, un langage de design plus conventionnel et des groupes motopropulseurs beaucoup plus efficaces – comme on le voit également avec la berline compacte CLA.
Le premier grand changement de cette nouvelle génération de VE Mercedes est qu’ils n’utilisent plus la convention de nommage EQ+lettre. Au lieu d’une deuxième génération d’EQC, voici donc le GLC avec EQ Technology : une version électrique du best-seller de Mercedes, le SUV compact de luxe GLC.
Cela signifie qu’il affrontera directement le nouveau BMW iX3. Il arrive sur le marché avec beaucoup des mêmes technologies que BMW intègre dans sa prochaine génération de crossovers : une architecture 800 volts, une nouvelle suite logicielle, la promesse de mises à jour OTA constantes, un groupe motopropulseur plus efficace et un habitacle assisté par IA. Nous n’avons pas encore de détails complets sur les motorisations. Pour l’instant, une seule version est connue. Elle arrivera sur le marché au premier semestre 2026 sous le nom de GLC 400 4Matic. Elle dispose de deux moteurs électriques délivrant ensemble 489 ch. La plateforme 800 volts est dotée d’une batterie nette de 94 kWh, offrant une autonomie de 713 kilomètres. Et si cela ne suffit pas, on peut raisonnablement s’attendre à une version AMG en préparation. Mercedes annonce que les deux versions du GLC pourront se recharger de 10 à 80 % en moins de 24 minutes, avec un pic de 330 kilowatts.
Intérieur
À l’intérieur, les modèles haut de gamme disposent d’un écran véritablement gigantesque. L’option “Hyperscreen” de Mercedes-Benz est le plus grand affichage jamais proposé par la marque, avec 39,1 pouces (près d’un mètre en diagonale). Mais les acheteurs du GLC standard auront droit au “Superscreen”, qui combine trois écrans distincts : un combiné numérique de 10,25 pouces, un écran d’infodivertissement de 14 pouces et un écran passager de 14 pouces. Quelle que soit l’option choisie, on bénéficie du dernier système d’infodivertissement MB.OS de Mercedes. Bien sûr, les systèmes avancés d’assistance à la conduite sont également présents, dont l’assistant embouteillage et le centrage automatique sur la voie avec changement de file automatique. Sont aussi disponibles : sièges massants, suspension pneumatique, direction intégrale et phares à LED matriciels.
Pourquoi c’est important
Les trois grands constructeurs allemands font face à deux problèmes simultanés : la croissance des VE est plus lente que prévu, et les ventes en Chine s’effondrent beaucoup plus rapidement qu’anticipé.
Les entreprises qui se moquaient autrefois des constructeurs chinois doivent désormais rattraper leur retard, car les architectures définies par logiciel y sont déjà la norme. Avec la pression exercée sur leur marché domestique par les véhicules chinois importés, l’effondrement des ventes en Chine et le marché américain désormais protégé par un mur tarifaire, la période est difficile pour les constructeurs allemands.
Mercedes sait qu’elle doit reprendre le leadership. Elle travaille dur pour y parvenir, en commençant par la CLA électrique, censée devenir une nouvelle référence en matière d’efficacité. Mais si les avancées dans les groupes motopropulseurs sont importantes, le véritable défi est de développer une plateforme logicielle capable de rivaliser avec la fluidité et la convivialité proposées par Tesla, Rivian ou les VE chinois. Alors que BMW mise sur des “architectures zonales”, Mercedes s’intéresse moins à la structure du logiciel qu’aux fonctionnalités qu’il peut offrir.
L’assistant vocal du nouveau GLC puise des informations à la fois dans ChatGPT et Microsoft Bing AI, et utilise une navigation conversationnelle propulsée par Google Gemini, capable de gérer des requêtes complexes comme : « trouve-moi un restaurant italien ouvert en ce moment avec terrasse ». Mercedes appelle cela l’approche “Multi-Agent” : « En sélectionnant la meilleure source pour chaque tâche, même au sein d’une même conversation, cela réunit la connaissance collective d’internet », explique le constructeur.
De plus, Mercedes affirme que son IA maison peut fournir des informations sur le véhicule lui-même. Par exemple, on peut demander à sa voiture si on peut la brancher sur une prise domestique, et l’agent IA expliquera les bonnes pratiques de recharge. Cela semble utile, même pour les sceptiques de l’IA.
Prix et lancement sur le marché
La bonne nouvelle pour Mercedes, c’est que le GLC semble, sur le papier, correspondre exactement à ce dont le marché a besoin. Il offre une grande autonomie et des spécifications solides dans un segment en croissance, soutenu par une marque populaire et un design au style conventionnel. L’entreprise doit encore livrer sur le plan du logiciel et du prix. Le GLC électrique sera produit à Brême. Les prix pour le marché belge ne sont pas encore disponibles.